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Les 20 plus grands guitaristes de l’histoire du rock !

Êtes-vous d’accord avec ce classement ?
Qu’est-ce qu’un guitar hero ? Une définition préalable s’impose avant tout classement. Il ne suffit pas d’être un guitariste de rock pour être un guitar hero. Le guitar hero doit à la fois avoir eu un impact notable sur l’histoire du rock (critère de notoriété), faire preuve de virtuosité et d’inventivité technique, sans pour autant négliger le talent de compositeur et de mélodiste.

Ainsi certains guitaristes de renom ne sont pas considérés comme des guitar heroes, car ils ne remplissent pas toutes les conditions : Kurt Cobain ou Robert Smith, par exemple, sont reconnus comme des guitaristes dans l’histoire du rock, mais pas pour leur virtuosité. Buckethead ou Michael Angelo Batio sont des grands virtuoses, mais pas assez connus du grand public. Quant à BB King ou John Mc Laughlin, ils pratiquent une musique qui n’est pas à proprement parler du rock (blues, jazz), même si elle lui en emprunte des éléments.

 

Nous vous proposons donc un classement qui pourra paraître subjectif à certains, mais qui s’efforce de recouper plusieurs classements consultés ici ou là dans des revues spécialisées.

 

1. Hendrix, le prototype du guitar hero

 

Hendrix

Source : gentside.com

 

S’il ne devait y en avoir qu’un seul, ce serait celui-là. Hendrix fait figure de prototype même du guitar hero : il a connu une carrière fulgurante, qui l’a amené à révolutionner l’histoire du rock. Sa virtuosité hors pair a considérablement relevé le niveau d’exigence technique des guitaristes, laissant loin derrière lui tous les épigones d’Elvis ou Chuck Berry.

 

Venu du circuit blues américain avant de débarquer à Londres à la fin des sixties, Hendrix a assimilé toutes les techniques des guitaristes américains de ce genre musical, en y ajoutant des éléments venus à la fois du funk, de la soul et du rock psychédélique, et en pratiquant un jeu de scène spectaculaire (jeu avec les dents, derrière son dos, etc…). Capable d’improvisations interminables, il subjuguait son public par sa sensualité et sa fusion avec son instrument, avec lequel il semblait littéralement faire l’amour en scène. Il a aussi apporté nombre d’innovations dans le son du rock : amplificateurs poussés à fond, utilisation du larsen et de la distorsion, des pédales d’effet, du vibrato, etc.

 

Tous les guitaristes du rock lui doivent quelque chose, parfois même sans le savoir, et il mérite donc de figurer en tête de notre classement.

 

2. Eric Clapton, le white british bluesman

 

Clapton

Source : playnotes.fr

 

La notoriété soudaine d’Hendrix a mis à mal l’hégémonie d’Eric Clapton sur la scène rock. Celui que des graffitis londoniens gratifiaient alors du nom de God (« Clapton is God« ) a vu d’un oeil consterné la montée en puissance de Hendrix, dont la virtuosité excentrique et polymorphe semblait rendre obsolète la technique placide et bonhomme de Clapton. Pour autant, il ne faudrait pas négliger l’importance de celui-ci dans l’histoire de la guitare rock, d’abord par sa capacité à assimiler tous les plans des plus grands guitaristes du blues américain (en particulier BB King), et à les rendre accessibles au grand public européen.

 

S’ajoute à cela ses talents de compositeur et de mélodiste, illustrés par quelques tubes majeurs, tels que Sunshine of your Love, Layla, Cocaïne et tant d’autres. Pour cette raison, il mérite la 2e place de notre classement.

 

3. Jimmy Page, le sideman de légende

 

Jimmy Page

Source : wmmo.com

 

L’essentiel de la carrière et de la formation musicale de Jimmy Page s’est faite dans les années 60, en tant que musicien de studio (sideman). Le nombre de groupes et de musiciens auxquels il a apporté sa contribution guitaristique, le plus souvent de manière anonyme, est considérable, même hors du Royaume-Uni (Polnareff, Johnny, Eddy Mitchell). Cette expérience a permis au guitariste de cultiver sa virtuosité.

 

Mais sa renommée historique réside surtout dans sa participation au groupe Led Zeppelin, qu’il a fondé en 1968 avec le batteur Jason Bonham, le bassiste John Paul Jones et le chanteur Robert Plant. Ce groupe peut être considéré comme l’un des pères du hard rock, mais il a surtout contribué à enrichir le rock par des emprunts aux répertoires orientaux, le recours à la virtuosité, les compositions complexes et des shows démesurés. L’aventure Led Zep prend fin en 1980, suite au décès du batteur, mais Jimmy Page continue de participer occasionnellement à diverses collaborations musicales.

 

4. Jeff Beck, le génie du vibrato

 

Jeff Beck

Source : zealnyc.com

 

A l’instar de Clapton et Page, Jeff Beck a fait partie, dans les années 60, des Yardbirds, groupe britannique ayant décidé d’insuffler un vent de virtuosité et d’authenticité dans le rock anglais, en puisant dans le répertoire du blues américain. Avant que Page ne saborde le groupe à la fin des années 60 pour fonder Led Zep, Jeff Beck a été, après Clapton, le 2e guitariste à contribuer à cette aventure musicale. Sans doute le moins connu des trois, il a pourtant posé les jalons de ce qui sera l’avenir du rock : son saturé et larsens, bottleneck, pédales d’effet, et surtout un phrasé inimitable, fondé sur l’utilisation savante du vibrato.

 

On ne retient de Jeff Beck que son rôle de pionnier, ouvrant la voie au succès d’Hendrix, mais il mérite mieux que cela. Il participe également, dans les années 70, au mouvement de fusion entre le jazz et le rock, avant de revenir au blues par la suite, tout en collaborant à des grands figures de la pop et du rock (Rod Steward, Joss Stone).

 

5. Keith Richards, le créateur de riffs

 

Keith Richards

Source : youtube.com

 

La place de Keith Richards dans cette liste est un peu à part, puisque sa virtuosité peut paraître discutable. Mais c’est paradoxalement parce qu’il a simplifié le jeu guitaristique, en s’inspirant du principe des accords ouverts présents dans le blues, qu’il a apporté sa contribution au rock. Cela lui a donné un jeu solide, peu enclin au jeu soliste échevelé, mais permettant d’épanouir son talent de mélodiste, créateur de riffs. Le riff est ce thème mélodique joué à la guitare, qui donne tout sa couleur et sa personnalité à un tube. Jumpin’ Jack Flash, Paint it Black ou (I Can’t Get No) Satisfaction en sont des illustrations, ouvrant la voie à bien d’autres riffs, tel celui, si célèbre, du Smoke on the Water de Deep Purple.

 

6. Carlos Santana, le latin rocker

 

Carlos Santana

Source : infos-reveil.fr

 

Carlos Santana a fait une entrée fracassante sur le devant de la scène rock lors du festival de Woodstock, en 1969, au sein du groupe Santana, qu’il a créé. Il y montre une grande virtuosité ainsi qu’une grande expressivité en jouant sur sa guitare Gibson SG, grâce à un jeu facilement reconnaissable dès les premières notes. Ce jeu se caractérise par son caractère très lyrique et chantant, avec un son saturé rond et chaud, ainsi que par l’utilisation des techniques du blues (bend, legato ou encore les glissés et tirés). Il sait mêler des influences du répertoire mexicain (Carlos est originaire du Mexique, même s’il vit aux Etats-Unis), américain et jazz, avec une couleur de son très latino (apport des congas, et autres percussions sud-américaines). Auteur de tubes mémorables tels que Europa, Black Magic Woman, ou Maria Maria, il continue, à l’âge de 68 ans, de tourner sur les scènes du monde entier.

 

7. Ritchie Blackmore, the Deep Purple hero

 

Ritchie Blackmore

Source : metalnexus.net

 

S’il ne devait y avoir qu’un seul riff de guitare, ce serait sans doute celui, universellement connu, de Smoke on the Water, que l’on doit à Ritchie Blackmore, le guitariste de Deep Purple. Soliste hors pair et rythmicien hargneux, réputé pour ses improvisations, capable d’enchaîner une cantate de Bach à un boogie des plus torrides, Blackmore est considéré comme l’un des grands guitar heroes de l’école anglaise, aux côtés de Clapton, Jeff Beck et Jimmy Page.

 

Adepte du vibrato et du feed back dans les années 1970, il a apporté la vitesse et l’élégance au rock et, malgré un caractère arrogant et agressif, il reste avec sa Fender Stratocaster, l’archétype du guitariste des années 1970. Un modèle de stratocaster porte son nom. Son style repose sur l’utilisation de la pentatonique mineure, de la gamme blues et de phrases néo-classiques utilisant les cordes à vide et les gammes mineures naturelle et harmonique ». Il influencera, par la suite, des guitaristes comme Yngwie Malmsteen ou Eddie Van Halen (voir infra).

 

8. Eddie Van Halen, l’inventeur du tapping

 

Eddy Van halen

Source : counterkicks.com

 

L’importance d’Eddie Halen dans l’histoire du rock est comparable à celle d’Hendrix. Largement autodidacte, comme ce dernier, Van Halen a lui aussi apporté une spontanéité et une créativité tant mélodique que technique, qui s’est manifestée notamment par le développement d’une méthode de jeu dite « tapping à deux mains », consistant à taper les notes directement sur le manche avec les doigts de la main droite (pour les droitiers), et à faire de même avec les doigts de la main gauche. Le résultat est une vélocité d’exécution considérable, qui permet toutes les acrobaties possibles.

 

Eddie Van Halen a fondé, avec son frère batteur, le groupe Van Halen en 1972, qui a eu un grand succès, en particulier dans les années 70 et 80, grâce à des tubes tels que Jump, Panama, Hot for Teacher, et bien d’autres. Le jeu polyvalent d’Eddie se conjugue avec sa fougue et son inventivité, contribuant à faire de lui l’un des plus grands guitaristes de l’histoire du rock.

 

9. Brian May, le guitariste astrophysicien

 

Brain May

Source : tracks.arte.tv

 

Brian May n’est pas seulement le guitariste emblématique du groupe Queen. Il est aussi titulaire d’un doctorat d’astrophysique obtenu le 23 août 2007, et portant sur « les vitesses radiales dans le nuage de poussière zodiacal ». Voilà qui est assurément peu commun dans le monde du rock ! B. May avait interrompu la rédaction de sa thèse en 1974, lorsqu’il avait délaissé ses études pour se consacrer au groupe Queen.

 

Parmi les guitaristes de rock célèbres, il a la particularité de jouer un modèle unique de guitare, la Red Special, qu’il a lui-même construite, contribuant à créer un son unique et facilement identifiable. Son apport au sein de Queen est d’avoir introduit un son rock assez agressif et proche du hard rock, alors même que les compositions du groupe sont de nature très éclectiques, conjuguant les synthés, les références à la musique classique et à la pop musique, et la virtuosité vocale de Freddy Mercury. Il a pris ses distances avec sa carrière musicale depuis la mort du chanteur de Queen en 1991.

 

10.  The Edge, l’anti-guitar hero

 

the Edge

Source : youtube.com

 

Si David Howell Evans, alias The Edge, est surtout connu en tant que guitariste de U2 (seule formation proche du courant New-Wave à figurer dans ce classement), il mérite également d’être distingué par le fait que sa technique semble refuser obstinément de figurer dans la catégorie des guitaristes virtuoses. Refusant les solos démonstratifs et m’as-tu-vu des guitaristes de hard rock, The Edge semble au contraire privilégier le jeu épuré et les ambiances planantes, grâce à l’utilisation de pédales d’effet tels que le delay, le chorus et autres modulations synthétiques.

 

L’énergie rock n’est cependant pas absente de son jeu, comme en témoignent notamment les morceaux de l’album War, qui a propulsé le groupe sur le devant de la scène. Sa personnalité musicale unique méritait d’être saluée dans ce classement.

11. Stevie Ray Vaughan, le cow-boy à la Stratocaster

 

SRV

Source : huffingtonpost.com

 

Celui qu’on nomme ordinairement SRV s’est distingué par son retour aux sources du blues, à l’heure où le rock semblait privilégier les shows grandiloquents et le spectacle tape-à-l’oeil. Dans la droite lignée d’Hendrix et des bluesmen américains, il crée le groupe Double Trouble avec son frère bassiste au cours des années 70, pratiquant un jeu fait d’authenticité et de fougue virtuose. Le succès arrive progressivement, jusqu’à la consécration des années 80, lorsqu’il place ses solos, joués sur sa guitare Fender Stratocaster fétiche, sur le titre China Girl de David Bowie. Il se produit alors sur les scènes du monde entier, arborant un chapeau de cow-boy et des santiags colorées. Il connaît une fin tragique à 36 ans, en mourant lors d’un accident d’hélicoptère, en 1990.

 

12. Slash, le virtuose au chapeau haut-de-forme

 

Slash

Source : 911tabs.com

 

Slash est surtout connu pour être le guitare solo du groupe de hard rock Guns N’ Roses, au sein duquel il a officié de 1985 à 1996. Reconnaissable grâce à son chapeau, sa tignasse abondante et sa moue boudeuse, Slash développe un son lourd, grâce à sa guitare Gibson Les Paul (ce qui ne l’empêche pas de piocher, de temps à autre, dans l’une des 200 guitares de sa collection personnelle). Son jeu mélange le son clair des balades grand public, et le son agressif des groupes hard rock. Même s’il est surtout connu pour sa participation aux Guns, il a aussi collaboré avec des artistes prestigieux tels que Michael Jackson, Lenny Kravitz ou Iggy Pop. Il a entrepris une brillante carrière solo depuis son départ des Guns.

 

13. Kirk Hammett, le trash metal guitarist

 

Slash

Source : aintitcool.com

 

Kirk Hammett est surtout connu pour sa participation au groupe de thrash metal Metallica, au sein duquel il exerce, depuis 1983, la fonction de soliste. Il a suivi des cours avec un autre guitar hero, Joe Satriani (dont nous reparlerons dans la suite du classement), qui lui ont permis d’étoffer son jeu de soliste, en introduisant des gammes exotiques dans le répertoire du heavy metal. Il a influencé des milliers de guitaristes dans le monde avec son style de solo reconnaissable par son phrasé et sa technique.

 

14. Joe Satriani, le professeur

 

SAtriani

Source : emertainmentmonthly.com

 

Joe Satriani a le double mérite d’avoir été le professeur d’un certain nombre de guitaristes célèbres dans le monde du rock (Kirk Hamett, Steve Vai) au sein de la prestigieuse Berkeley University, et d’avoir donné ses lettres de noblesse au hard rock instrumental. L’essentiel de la carrière de Satriani est en effet (si l’on fait exception de sa participation au groupe Chicken Foot et à la tournée de Deep Purple en 1993/94), constituée d’albums solo (15 au total, à ce jour), dans lesquels il montre avec éclat ses talents de compositeur et de virtuose de la 6 cordes.

 

Satriani est généralement considéré comme l’un des guitaristes les plus respectés et les plus techniquement accomplis de sa génération. Il a su concilier virtuosité destinée aux guitaristes (amateurs et pro) et succès auprès du grand public. Il maîtrise toutes les techniques de jeu pour guitare, du legato au tapping en passant par le sweeping, les harmoniques et l’utilisation du vibrato. Il fait également souvent référence à la science-fiction dans les titres de ses morceaux.

 

15. Steve Vai, de Zappa au metal

 

Steve Vai

Source : danielrohr.ch

 

Le parcours de Steve Vai semble assez éclectique, puisqu’il intègre, à l’âge de 19 ans, le groupe de Frank Zappa, qui l’a recruté grâce à son savoir théorique et son goût pour l’improvisation. Il rejoint ensuite le groupe Alcatrazz, où il remplace Yngwie Malmsteen le temps d’un album et d’une tournée. De 1985 à 1989, il joue aux côtés de David Lee Roth, l’ex-chanteur de Van Halen, avec lequel il enregistre deux albums. Il quitte David Lee Roth pour commencer une carrière solo, qui lui permettra de donner libre cours à sa folie créatrice (il publie 8 albums, dont Passion and Warfare, sera son plus grand succès en 1990).

 

Il joue ordinairement sur une guitare 7 cordes, qui lui permet de jouer des notes plus graves. Ses instruments et ses tenues de scène sont très colorées. Sa technique est influencée aussi bien, par Hendrix que par les virtuoses de la 6 cordes du heavy metal.

 

16. Malmsteen, le pape du metal néo-classique

 

Malmsteen

Source : fanart.tv

 

A l’instar de Ritchie Blackmore, le guitariste d’origine suédoise Yngwie Malmsteen a été très influencé par le répertoire de la musique classique et baroque (Bach, Paganini), dont il a surtout retenu la pratique de la virtuosité démonstrative. Il s’est fait ainsi le créateur d’un nouveau genre au sein du heavy metal : le metal néo-classique. Parfois qualifié dédaigneusement de « Paganini permanenté », en allusion aux goût pour les créations capillaires sophistiquées des musiciens de glam metal des années 80, Malmsteen roule sa bosse depuis les années 80, principalement sur les scènes des Etats-Unis et du Japon (où il est adulé comme une star), dans des formations dont il est l’attraction principale. Il joue le plus souvent une musique instrumentale, tout comme Steve Vai et Satriani.

 

17. Diamond Darrell, créateur du groove metal

 

Diamond Darrell

Source : rollingstone.com

 

Diamond (parfois appelé « Dimebag ») participe très jeune à de nombreux concours de guitaristes, qu’il gagne le plus souvent. Il crée ensuite le groupe Pantera, au début des années 80, en compagnie de son frère batteur. Le groupe, qui pratique une sorte de glam metal assez kitsch, ne rencontre pas le succès, jusqu’à ce qu’il se décide à incorporer un son thrash à sa musique, tout en y ajoutant un groove syncopé qui évoque le funk. A cela s’ajoutent les prestations du chanteur au crâne rasé Phil Anselmo.

 

Le succès est au rendez-vous, et en 1991, Pantera joue également avec AC/DC et Metallica devant 500 000 personnes au festival des Monsters of Rock à Moscou, qui célèbre la chute de l’Union Soviétique. Après plusieurs albums réussis, le groupe se sépare en 2003. Diamond disparaît tragiquement à 38 ans, le 8 décembre 2004, assassiné sur scène pendant un concert de son nouveau groupe Damageplan, par un ex-fan de Pantera.

 

18. Vernon Reid, couleur vivante

 

Vernon Reid

Source : concertcapture.com

 

Vernon Reid est surtout connu pour être le fondateur du groupe de fusion Living Colour, exclusivement composé de musiciens noirs, et pratique une musique mêlant rock, heavy metal, funk, rap et jazz. Son jeu est puissant et exubérant à la fois : une sorte de Jimi Hendrix sous acide. Il poursuit plusieurs collaborations musicales après la séparation de Living Colour en 1995.

 

19. Nuno Bettencourt, le beau gosse du funk metal

 

nuno Bettencourt

Source : i-was-there.net

 

Né aux Açores, territoire portugais, Bettencourt émigre aux Etats-Unis dans les années 70 avec sa famille. Il fonde le groupe Extreme en 1985, qui pratique un mélange de funk et de metal qui sera très en vogue dans les années 90. Malgré le tube More than Words, le groupe peine à garder son public, et finit par se séparer en 1996, avant de se reformer dans les années 2010.

 

Malgré cette courte carrière, Nuno Bettencourt a réussi à s’imposer comme un véritable guitar hero. Son apprentissage autodidacte lui a permis d’avoir une approche unique de l’instrument, alliant les effets mélodiques et rythmiques avec une grande musicalité. Ses solos de guitare sont de véritables morceaux à part entière dans les chansons : ils sont tour à tour lyriques, expressifs ou énergiques. Mais ses qualités de musicien ne se limitent pas à son jeu de guitare : c’est aussi un compositeur mature (III Sides To Every Story), aux arrangements innovants (cuivres, violons dans un contexte rock). Il est également très bon chanteur et l’a toujours prouvé, depuis Extreme où il fait les chœurs jusque dans ses futurs projets solo et de groupes.

 

20. Jennifer Batten, le vol du bourdon femelle

 

jennifer Batten

Source : alchetron.com

 

Nous terminons ce classement par la seule représentante féminine des guitar heroes : la belle et grande (et blonde) Jennifer Batten. Elle se fait remarquer au cours des années 80 par plusieurs albums virtuoses, sur lesquels elle reprend notamment Le vol du bourdon du compositeur russe Rimsky-Korsakov. Elle est choisie par Michael Jackson en 1987, pour participer à ses tournées (celles de Bad, de Dangerous en 1992, enfin de HIStory en 1997). Elle joue alors devant des millions de personnes, qui sont subjuguées par cette grande amazone blonde aux tenues de scène excentriques. Elle continue depuis une carrière solo.

Steven Luke Lukather dit Steve Lukather, né le à Los Angeles, est un guitariste et chanteur américain. Son jeu mêle des influences de blues, de rock, de jazz fusion.

Il est le guitariste principal du groupe de rock Toto depuis le début du groupe en 1977. Parallèlement, il entame en 1989 une carrière solo, en formant notamment un deuxième groupe, Los Lobotomys. Influencé par Jimi Hendrix, Jimmy Page, Jeff Beck et David Gilmour, Lukather est considéré comme l’un des plus grands guitaristes contemporains, de par son jeu et sa technique ainsi que de sa musicalité.

Gary Moore (Robert William Gary Moore) est un guitariste et chanteur nord-irlandais, né le 4 avril 1952 à Belfast et mort le 6 février 2011 à Estepona en Espagne1. Il utilisait souvent des sons saturés s’apparentant au hard rock, mais ses inspirations rythmiques et mélodiques sont directement issues du blues. Il est notamment connu pour sa chanson Parisienne Walkways.

 

Avant…                                                                                                                                                                Après…


 

Vidéo bonus : À 81 ans, il entre dans un magasin et joue de la guitare…

 

 

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Les dix plus grands bassistes du rock

On ne fait pas forcément attention à lui, caché qu’il est au fond de la scène à côté du batteur, mais sans le tapis de graves qu’il installe sous les pieds du groupe, tout s’écroule. En hommage à cet animal si particulier sans qui le rock serait tout aigu, Contraste Music’Ole vous propose notre classement parfaitement subjectif des 10 plus grands bassistes de l’Histoire du rock.

johnpauljones

John Paul Jones (Led Zeppelin)
Pas facile de s’imposer quand les autres membres de votre groupe sont Robert Plant, Jimmy Page et John Bonham. Pourtant, John Paul Jones a amené une profondeur que le plus grand groupe de heavy metal n’aurait jamais eue sans lui. Ecoutez son sens de l’économie sur Dazed And Confused ou sa virtuosité sur The Song Remains The Same… Mais ça n’est pas tout : il est aussi l’organiste de Since I’ve Been Loving You, le mandoliniste de Going to California, l’auteur du riff de Black Dog et on le retrouve enfin à la basse dans le groupe Them Crooked Vultures aux côtés de Dave Grohl et Josh Homme. Pas mal non ?
Matos : Fender Jazz Bass, Acoustic

Jack Bruce (Cream)
Jack Bruce avait déjà une belle réputation de virtuose de la basse au moment où il a rejoint Eric Clapton et Ginger Baker au sein de Cream, le trio des années 60 au sein duquel il a imposé son grain de voix si particulier ainsi que son jeu complexe et inventif. Il sera ensuite à l’origine du trio West, Bruce and Laing et collaborera avec des nombreux musiciens dont Robin Trower, tout en continuant de développer son jeu. Parti du blues en y intégrant progressivement le jazz, il est devenu un adepte de la fretless qu’il manie avec goût.
Matos : Fender Bass VI, Gibson EB-3, Marshall

Geezer Butler (Black Sabbath)
Depuis 1969, l’homme à la moustache et à la précision est le pilier du son de Black Sabbath. Le groupe anglais n’aurait pas eu un son aussi épais, aussi glauque et aussi envoûtant sans son grain si particulier. Ses lignes sont de celles qui ne s’entendent pas immédiatement mais tricotent sévèrement pour décupler la puissance des riffs de guitare. Parmi les rares moments où il a eu droit au devant de la scène, le solo d’ouverture de N.I.B. reste un moment d’anthologie dont se souviendront bien d’autres bassistes très influencés par Geezer, à commencer par Cliff Burton.
Matos : Lakland, Fender Precision Bass, Hartke

geddyleeGeddy Lee (Rush)
Le groupe canadien de rock progressif Rush a beau être un trio, le fait d’intégrer Geddy Lee compte triple : en effet, ce génie à lunettes assure le chant, les claviers au pied et des lignes de basse tortueuses, élastiques et fascinantes. Il suffit d’une écoute de YYZ pour immédiatement être convaincu que peu d’autres musiciens peuvent lui tenir la dragée haute. Techniquement, il est imbattable, et le gros son au médium bien boosté qu’il explore depuis les débuts du groupe a marqué tous les bassistes du genre.
Matos : Rickenbacker, Fender Jazz Bass, Orange

Les Claypool (Primus)
Encore un bassiste chanteur, mais celui-là ne fait rien comme les autres… Il chante comme un canard, et joue en slap ou tapping sur une basse fretless. Le mélange paraît improbable sur le papier, mais le pire est que ça marche à merveille : écoutez Jerry Was A Race Car Driver et son incroyable riff pour en avoir la preuve. Primus a imposé un son à part dans la galaxie metal, et une grande partie de l’édifice repose sur la puissance de Claypool. Il est aussi capable d’assurer sur une contrebasse, comme sur Mr Krinkle, et a aussi développé des side projects passionnants tels que Oysterhead ou Frog Brigade.
Matos : Carl Thompson, Fender Jazz Bass, Ampeg

Cliff Burton (Metallica)
Metallica est à l’heure actuelle un groupe tellement gigantesque qu’il n’est pas évident de l’imaginer à ses débuts, alors qu’ils galéraient pour imposer leur speed metal à la face du monde entier. Cliff Burton à la basse n’était pas le choix le plus évident : ce hippie hirsute était un fan de jazz, de Lynyrd Skynyrd et de Thin Lizzy. Mais ces goûts inhabituels sont exactement ce qui lui a permis d’amener une touche de sophistication supplémentaire à la musique du groupe, et son solo Pulling Teeth sur le premier album ne ressemble à rien d’autre dans le genre. S’il n’avait pas trouvé la mort dans un accident de tour bus à l’âge de 24 ans, la suite de la carrière musicale de Metallica aurait sans doute connu un tournant très différent.
Matos : Rickenbacker, Mesa Boogie

SteveHarrisSteve Harris (Iron Maiden)
A ce jour, très rares sont les bassistes qui peuvent prétendre arriver à la vélocité de la main droite du grand Steve Harris. Le rythme galopant de morceaux comme Run To The Hills est déjà extrêmement dur à tenir au médiator, mais quand on sait que Harris joue exclusivement aux doigts, il y a de quoi se demander si ses mains sont vraiment humaines. Mais il sait aussi suivre les moments plus doux du monstre heavy metal Iron Maiden, comme sur les superbes arpèges de Rime Of The Ancient Mariner.  Un vrai original, puissant et complet.
Matos : Fender Precision Bass, Trace Elliott

John Entwistle (The Who)
Combien d’amateurs de musique se sont rendus compte de l’existence de la basse en écoutant le solo de My Generation sur le premier album des Who ? Son surnom de Thunderfingers (« les doigts du tonerre » est plus qu’amplement mérité, et la vue de ses énormes paluches sur une basse appartient désormais aux grands moments de l’Histoire du rock. En tant que chanteur et compositeur, il s’est largement illustré sur le concept album Quadrophenia qui est en grande partie son œuvre, et le groupe ne sonne plus du tout de la même manière depuis qu’il n’est plus de ce monde.
Matos : Fender Precision Bass, Ashdown

Flea (Red Hot Chili Peppers)
Il fallait le génie de Michael Balzary, allias Flea (« la puce »), pour parvenir à conjuguer l’intelligence du jazz, l’urgence nerveuse du punk et le groove de la funk. Parti de la trompette, il est devenu le pilier du groupe californien Red Hot Chili Peppers, au sein duquel il a signé des lignes de basses d’anthologie dans des styles aussi variés que le slap (Aeroplane), le groove (Give It Away) ou une approche plus mélodique (Around The World). Les guitaristes sont allés et venus dans le groupe, mais les fondations ont toujours été assurées par Flea depuis 1984 dans ce qui est devenu le groupe de pop ultime. Et comme si ça ne suffisait pas il fait l’acteur dans The Big Lebowski des frères Coen…
Matos : Fender Jazz Bass, Gallien-Krueger

SMG_PaulMcCartneyImage1Paul McCartney (vous avez vraiment besoin qu’on vous le dise ?)
Avant Macca, la basse était un univers ennuyeux où le responsable des fréquences graves devait mettre la note de base au bon moment et c’est tout. Puis ce génial instrumentiste a pris sa Höfner 500/1, son médiator et a révolutionné tout ça avec ses lignes mélodiques incroyablement bien pensées et sans lesquelles les chansons du plus grand groupe de tout le temps n’aurait aucun sens. Repenchez-vous sur All My Loving, Come Together, ou encore la basse fuzz complètement avant-gardiste de Think For Yourself, et il y aurait presque de quoi oublier le talent inouï de McCartney au chant, à la guitare, au piano et à la composition…
Matos : Hofner, Vox

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Les dix plus grands batteurs du rock

Que devient un excellent groupe sans son batteur ? Pas grand chose en vérité. Dans le rock en particulier, une musique animale où le rythme est roi, tout repose sur ses baguettes. Contraste Music’Ole vous propose un tour d’horizon des dix cogneurs les plus talentueux de l’histoire du rock.

 

Tout d’abord, il est évident qu’un classement de dix batteurs en laisse un paquet de côté, et parmi eux ils sont nombreux à avoir un talent très proche des nominés. Pour cette sélection, nous avons retenu le critère technique bien sûr, le son, la légende et surtout l’apport du musicien au groupe dont il fait partie. Nous avons limité notre choix au rock pur et dur, ne vous étonnez donc pas de ne pas croiser des géants comme Kruppa ou Cobham.

10 – Stewart Copeland
Le batteur de The Police a ouvert grand les portes de la batterie rock à la fin des années 70. Dans un contexte où tous les batteurs anglais de l’époque jouaient le punk vite et sans finesse, Copeland a intégré le feeling reggae à son jeu, montrant ainsi la voie à toute la génération suivante. Et ça ne l’a pas non plus empêché d’être agressif, puissant et très excité, mais toujours avec finesse et inventivité.
matos : Tama, Paiste
à écouter absolument : The Police – Walking On The Moon

9 – Ringo Starr
Il serait facile de ne considérer Ringo que comme un bête batteur sans groove, et on le présente souvent comme le moins bon des Beatles. S’il est vrai que sa carrière de chanteur n’aura pas eu le même poids que celle de McCartney, il a pourtant enregistré des parties batterie qui sont parmi les plus légendaires, toujours originales et bien souvent immédiatement reconnaissables (pensez au roulement de Come Together par exemple!). Et que seraient les albums des Beatles sans ce groove très assis, quasiment paresseux ? D’ailleurs si Lennon a demandé à Ringo de jouer sur ses albums solo alors qu’il pouvait embaucher n’importe quel batteur, c’est qu’il doit bien y avoir une raison…
matos : Ludwig
à écouter absolument : The Beatles – A Day In The Life

8 – Phil Rudd
Phil Rudd est un peu le Ringo Starr des années 70 : les batteurs lui reprochent son manque de technique, et on en oublierait presque que l’édifice AC/DC repose entièrement sur ses épaules. Il reste discret, ne se permet pas de roulements improbables et n’a jamais joué de solo sur scène. En revanche, aucun batteur ne peut faire tourner le groove de manière aussi posée au sein d’un groupe pour qui le groove est au premier plan. D’ailleurs, les dix ans pendant lesquels Phil ne faisait plus partie du groupe ont donné les albums les moins intéressants de AC/DC.
matos : Sonor, Paiste
à écouter absolument : AC/DC – Night Prowler

7 – Ginger Bakerhttp://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/cc/Ginger_Baker_1980.jpg
Baker était déjà un batteur réputé dans le milieu jazz / blues londonien des années 60 lorsqu’il a rejoint le trio Cream avec Eric Clapton et Jack Bruce. Mais c’est véritablement au sein de ce supergroupe qu’il marquera tous les batteurs de l’époque par son jeu virtuose à la technique irréprochable. Il est le premier à utiliser deux grosses caisses, et à ce titre tous les batteurs de métal actuel lui doivent quelque chose ! Il a aussi intégré des influences africaines à son jeu, qui est l’un des plus riches du rock.
matos : Ludwig, Zildjian
à écouter absolument : Cream – Toad

6 – Dave Lombardo
Peu de batteurs de métal ont réussi à allier à ce point violence pure, technicité et groove. Au sein de Slayer, Dave Lombardo a toujours jonglé entre ces trois qualités. Il a l’agressivité qu’exige le thrash aux accents punks du groupe, une technique qui lui permet de faire des roulements qu’il faut écouter cinq fois pour bien comprendre en gardant la double pédale en fond, mais il est aussi capable de donner un côté quasi-dansant aux morceaux ternaires du groupe (Piece By Piece par exemple). D’ailleurs, son talent ne se limite pas à Slayer et il a aussi joué de superbes parties avec Fantomas, Testament et Grip Inc.
matos : Tama, Paiste
à écouter absolument : Slayer – Angel Of Death

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5 – Nicko McBrain
La première chose qui vient à l’esprit lorsqu’on évoque Nicko McBrain, c’est le son énorme qu’il obtient : peu de batteurs atteignent cette d’épaisseur en gardant une attaque brillante et rapide. Techniquement, il est très impressionnant et a inventé beaucoup de figures imposées du heavy metal, notamment le rythme galopant que l’on retrouve dans de nombreux titres de Iron Maiden.
matos : Premier, Paiste
à écouter absolument : Iron Maiden– Run To The Hills (live sur « Live After Death »)

4 – Neil Peart
Vous aimez Mike Portnoy (ex Dream Theater) ? Alors vous adorerez Neil Peart ! C’est simple : c’est Mike Portnoy en plus efficace, et le new yorkais a emprunté de nombreuses phrases au canadien, ainsi que son goût pour les kits démesurés… En 40 ans de carrière au sein du trio de rock progressif Rush, il a imposé son approche du rock à mesures asymétriques, entre complication extrême (mais sans noyer le propos musical), et soutien binaire gros rock (Tom Sawyer par exemple).
matos : DW, Sabian
à écouter absolument : Rush – YYZ

3 – Keith Moon
L’histoire du rock a autant retenu de Keith Moon son goût pour les excès en tous genres et sa manie de noyer des voitures de luxe dans des piscines. Mais il mérite amplement sa place sur le podium des plus grands batteurs de tous les temps. « Moon the loon » est d’ailleurs tout aussi extrême derrière un kit, avec son attaque sans pitié (il a obtenu sa place dans The Who en défonçant la grosse caisse du batteur précédent qui tapait manifestement moins fort) et ses roulements très bavards, toujours en phase avec le phrasé du chanteur Roger Daltrey. Et tout ça sans compter les explosions de kit à la dynamite.
matos : Premier, Zildjian
à écouter absolument : The Who – Won’t Get Fooled Again

2 – Dave Grohl
Non, tous les batteurs de ce classement n’ont pas connu leur heure de gloire en 1965 ! Dave Grohl est apparu sous l’œil du grand public au sein de Nirvana dans les années 90, comme une version humaine de Animal du Muppet Show. La constante chez Grohl, en plus de sa puissance, de son énorme son et de sa technique ultra propre, c’est le plaisir qu’il semble prendre à frapper ses peaux sans ménagement. Au point d’ailleurs qu’il semble saisir n’importe quelle occasion d’accompagner d’autres groupes, tels les Queens Of The Stone Age, Nine Inch Nails ou Tenacious D. On en oublierait presque qu’il est le chanteur et guitariste d’un des groupes de rock les plus énormes de l’univers, Foo Fighters.
matos : DW, Zildjian
à écouter absolument : Queens Of The Stone Age – No One Knows

1 – John Bonham
S’il n’en reste qu’un, Bonham sera celui-là ! Le batteur le plus samplé, et le plus copié de toute l’Histoire du rock, tout ça pour d’excellentes raisons : chacune de ses notes est puisée dans une force tranquille qui a propulsé Led Zeppelin au panthéon des groupes de rock les plus lourds et électriques. Il est capable de partir dans tous les sens en gardant une maîtrise parfaite (Since I’ve Been Loving You sur les BBC Sessions), peut se contenter de trois coups si c’est ce que la chanson exige (l’incroyable intro de When The Levee Breaks), a signé le solo de batterie ultime (Moby Dick), et jouait même parfois avec quatre baguettes (Four Sticks) ! Personne à ce jour n’a remplacé Bonham, et il y a des risque que l’on attende encore son successeur pendant quelques années.
matos : Ludwig, Paiste
à écouter absolument : Led Zeppelin – When The Levee Breaks

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